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Thug Jak Chen Soum

Dungsé Shenphen Dawa Norbu Rinpoché
Après la crémation, Kyabjé Dungsé Rimpoché a laissé son Kapala complet ainsi que les reliques miraculeuses de THUG JAK CHEN SOUM, c’est-à-dire les reliques du coeur, de la langue et des yeux.

Comme l’a conseillé Kyabjé Dudjom Yangsi, Sangyé Péma Shépa Rimpoché au moment où il a vu les reliques, celles-ci seront recouvertes à la feuille d’or et exposées dans une vitrine appropriée, comme cela se fait habituellement. Lorsque ceci sera réalisé, des photos seront envoyées et ces reliques seront présentées et disponibles pour quiconque sera désireux de leur rendre hommage et d’en recevoir les bénédictions. Lama Tenzin Samphel donne ci-dessous une explication de la signification de ces reliques.

THUG JAK CHEN SOUM
Les reliques du Dharmakaya du cœur, de la langue et des yeux

Comme il est dit par Minling Terchen Gyurmed Dordjé (1646-1714)

Toutes les apparences, les sons et la conscience claire sont dans l’état de la Déité, du Mantra et du Dharmakaya lesquelles se fondent sans limite comme le déploiement des Kayas et des Sagesses dans la profonde pratique secrète du Grand Yogi et restent en un seul goût avec l’esprit-bindu indivisible.

La pratique sans égale du Mantrayana est basée principalement sur l’accomplissement des 3 Kayas, autrement dit comment réaliser la vision, le son et la pensée en tant que Déité, Mantra et Rigpa. Le signe infaillible et indubitable de cette totale réalisation dans cette vie même, c’est lorsque le pratiquant laisse son coeur, sa langue, ses yeux après son Parinirvana.

De façon plus spécifique, le chemin habile du Mahayana, qui est basé pour l’essentiel sur la phase de création, purifie tous les phénomènes ordinaires extérieurs dans l’union de la clarté et de la vacuité, qui est le mandala du corps de la Déité. Le pratiquant qui accomplit ceci dans cette vie même réalise le Bouddha du Nirmanakaya. La preuve en est qu’il laisse les yeux, ce qui représente la vision transformée en celle de la Déité.

Le chemin de sagesse de l’Anuyoga, qui est surtout basé sur la phase de dissolution , purifie les tsa, lung et thiglé impurs et karmiques dans la vacuité-béatitude, ce qui est le mandala de la parole de la déité. Le pratiquant qui accomplit ceci dans cette vie même réalise la Bouddha du Sambogakaya. La preuve en est qu’il laisse la langue, ce qui représente le son transformé dans le son vide du mantra.

Le chemin nonduel de l’Atiyoga, qui est principalement basé sur la profonde pratique de Trekcheu et Theugal, libère les deux souillures dans le Rigpa vide de la Grande Perfection, qui n’est rien d’autre que l’esprit du Thiglé unique et indivisible. L’esprit même du pratiquant se transforme dans le mandala du Dharmadatou. Un tel pratiquant, qui accomplit ceci dans cette vie même, réalise le Bouddha du Dharmakaya. La preuve en est qu’il laisse le coeur, ce qui représente les pensées transformées en Rigpa.

Le phénomène du THUG JAK CHEN SOUM, advient, en général, pour le bénéfice des générations futures comme support de la pratique, comme support des offrandes qui lui sont faites et pour permettre l’accumulation de mérite et la purification. Pour les disciples, tout spécialement, ce support accélère leur pratique sur le chemin. Cela prouve également l’authenticité de la voie et montre que si nous avons la foi, si nous gardons une pure samaya et si nous pratiquons le Dharma correctement, alors il n’y a aucun doute, les signes de réalisation adviendront.

Laisser ces trois éléments, le coeur, la langue et les yeux qui ne sont rien d’autre que des tissus, et ce malgré l’intense chaleur du feu de la crémation, où les os sont réduits en cendre et où même le métal fond, c’est le signe miraculeux d’accomplissement des 3 Kayas dans cette vie même.

Ce fut écrit à Orgyen Chö Dzong, à New York.

TéléchargerPrière pour le prompt retour de Dungsé Shenphen Dawa Norbu Rinpoché.